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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 13:29
Histoire du Comté de Bresse,de l'évêché de Belley, des seigneurie du Bugey, du Valromey et du Pays de Gex, terres d'empire de 1032 à 1601

En 888, Bresse, Bugey avec Belley, Valromey, Pays de Gex et la Dombes appartiennent au Royaume de Bourgogne divisé en diocèses, comtés administrés par des évêques et des comtes. En 1032, Bresse, Bugey, Belley Valromey, Pays de Gex et les Dombes se trouvent avec le Royaume de Bourgogne-Provence incorporés au Saint Empire Romain Germanique.

1. Seigneurie de Bagé et de Bresse, de Thoire et Villars, de Coligny /Comté de Bresse

a. Seigneurie de Bagé et de Bresse

Maison de Bagé

Sous Louis le Débonnaire, quatre seigneuries importantes dominent le territoire actuel de la Bresse dont celle de Bagé qui est la ville principale. La souche des Sires de Bâgé proviendrait d'un certain Hugues Ier qui reçoit en 830 l'abbaye de St Laurent et la seigneurie de Bâgé des mains de Louis le Débonnaire.

.Rodolphe ( ?-1023) seigneur de Bagé et de Bresse de 1015 à 1023

Il succède à Hugues IV en 1015 et est le premier à porter le titre de seigneur de Bagé et de Bresse, dominant aussi sur une partie de la Dombes.

.Renaud Ier ou Raynald ( ?-1072 seigneur de Bagé et de Bresse de 1023 à 1072

Fils du Précédent.

Il envoie 2000 hommes au comte de Savoie et de Maurienne pour l’aider dans sa lutte contre les Sarrasins en Provence. Il en rapporte un important butin et fait le vœu de le consacrer à la construction d’une église.

.Ulrich Ier ( ?- 1075) seigneur de Bagé et de Bresse de 1072 à 1075

Fils du précédent.

Il concrétise le vœu de son père Renaud Ier en construisant l'Eglise de St André de Bâgé.

.Josserand ( ?-1110) seigneur de Bagé et de Bresse de 1075 à 1110

Fils du précédent.

Il est un seigneur puissant dans la région.

.Ulrich II ( ?- 1125) seigneur de Bagé et de Bresse de 1110 à 1125

Fils du précédent.

.Renaud II ( ?-1153) seigneur de Bagé et de Bresse de 1125 à 1153.

Fils du précédent.

La seigneurie de Bagé et de Bresse étend sa domination pratiquement sur toute la Bresse jusqu’à Bourg.

.Renaud III ( ?-1180) seigneur de Bagé et de Bresse de 1153 à 1180

Fils du précédent.

.Ulrich III ( ?-1220) seigneur de Bagé et de Bresse de 1180 à 1220

Fils du précédent.

Son fils Guy part à la croisade mais n’en revient pas ; sa fille Marguerite épouse Humbert V de Beaujeu. D’un second mariage, il a deux autres fils Renaud et Hugues.

.Renaud IV ( ?-1250) seigneur de Bagé et de Bresse de 1220 à 1250

Fils du précédent. Il épouse en 1229 Sybille de Beaujeu, sœur d’Humbert V de Beaujeu, qui lui apporte en dot Chatillon les Dombes.

Le domaine de la maison de Bagé est alors à son apogée et s’étend sur une centaine de communes de ce qui deviendra le département de l’Ain soit à peu près le quart du territoire.

.Guy ( ?-1255) seigneur de Bagé et de Bresse de 1250 à 1255

Fils du précèdent.

Mineur quand son père meurt à la croisade, Il a pour tuteur Philippe de Savoie, futur comte de Savoie. C’est lui qui en 1250 accorde les chartes de franchise à Bagé, Bourg et Pont de Vaux. Ses frères meurent avant lui sans postérité ; Il meurt jeune laissant une fille Sybille qui hérite de la seigneurie.

.Sybille ( ?-1294) seigneur de Bagé et de Bresse de 1255 à 1294

Elle a également pour tuteur Philippe de Savoie qui lui fait épouser en 1272 son neveu Amédée V de Savoie. Par la suite la Maison de Savoie conserve les possessions de la maison de Bagé.

b.Seigneurie de Coligny

Coligny était situé partie en Bresse, partie en Franche-Comté. La partie dépendant du comté de Bourgogne était appelée Coligny-le-Vieil pour la distinguer de l'autre qu'on nommait Coligny-le-Neuf.

Maison de Coligny

.Hugues de Coligny ( ?- 1205), seigneur de Coligny

Frère d‘Amédée, il épouse, en 1193, Béatrice d'Albon (1162-1228), déjà deux fois veuve qui est la fille de Béatrice de Montferrat et de Guigues V d'Albon, Dauphin du Viennois. De leur union naissent deux filles, Béatrice et Marie.

.Béatrice de Coligny, seigneur de Coligny

Elle épouse en 1255 Albert III de La-Tour-du-Pin et lui apporte en dot une grande partie du domaine des Coligny (y compris Sainte-Julie) dont elle est l'héritière. En 1259, à la mort d'Albert, son frère Humbert de La-Tour-du-Pin hérite de ses titres.

.Humbert, seigneur de Coligny de 1259 à 1285

Le 31 aout 1273, il épouse Anne de Bourgogne, sœur du Dauphin Jean Ier de Viennois. Suite au décès de Jean de Viennois, le 4 septembre 1282, Anne hérite des domaines de son frère, et transmet le titre de Dauphin à son époux, qui devient Humbert Ier de Viennois.

Maison de Bourgogne

.Robert II de Bourgogne, duc de Bourgogne, seigneur de Coligny de 1285 à 1289

Profitant de la mort du dauphin Jean, le duc de Bourgogne Robert II, souhaitant accroître son territoire, entre en guerre avec Humbert de la Tour du Pin. Finalement un accord est passé en 1285. Le duc laisse à Humbert le titre de dauphin, mais en échange celui-ci lui cède la région du Revermont. Le comte de Savoie se considérant lésé par ces arrangements, se met d'accord avec le duc pour faire un échange de possessions en 1289.

Maison de Savoie

.Amédée V (1253 -1323) seigneur de Bagé et de Bresse de 1272 à 1323 comte de Savoie de 1285 à 1323, seigneur de Coligny de 1289 à 1323

Amédée V, comte de Savoie épouse en 1272 Sybille de Bagé.

En 1310, la transaction de 1289 est validée : Amédée V est investi de la seigneurie de Coligny par son empereur Henri VII de Luxembourg devenant ainsi souverain de pratiquement toute la Bresse.

c.Seigneurie de Thoire et Villars

Villars-les-Dombes, s’appelait autrefois Villars en Bresse ce qui montrait son appartenance à la Bresse.

Maison de Thoire-Villars

La seigneurie de Villars est attestée en archives dès 940 ; près de Matafelon, sur un rocher, un seigneur bâtit un château-fort vers 1050 ; ses descendants, les sires de Thoire deviennent ensuite de puissants seigneurs dans l’est du Haut-Bugey ; à la même époque apparaissent les seigneurs de Villars qui possèdent la Dombes avec une partie du Lyonnais ; par mariage en 1186, ces deux familles s’unissent et fondent la seigneurie de Thoire et Villars.

.Humbert VI ( ? ), seigneur de Thoire et Villars de ? à 1394

A la mort de son neveu Humbert VII, il hérite des terres du Haut Bugey ainsi que le comté de Genève qu’il cède le 5 aout 1401 au comte de Savoie Amédée VIII pour 45 000 florins d’or et au duc de Bourgogne Louis II de Bourbon moyennant 30 000 francs or, les seigneuries en Dombes, de Trévoux, Ambérieu et du Châtelard.

.Humbert VII ( ?- 1400), seigneur de Thoire et Villars de 1394 à 1400

Fils du précédent.

Il épouse Marie de Genève, fille du comte Amédée III de Genève, petite-fille du comte de Savoie Amédée V. Il succède à son beau-père comme comte de Genève en 1394.

.Odon (1354-1414) seigneur de Thoire et Villars, comte de Genève de 1400 à 1401

Fils de Jean de Thoire-Villars, frère d’Humbert VI. Il épouse Alix des Baux.

Damoiseau du comte de Savoie Amédée VI dit le comte vert, puis capitaine du pape Clément VII (Robert de Genève), frère de Marie de Genève, puis au service d’Amédée VIII de Savoie.

2. Seigneurie du Valromey

Pour le Valromey, l’homme fort au milieu du XI° siècle est le comte de Genève Gérold qui compte, parmi les domaines dont il a été investi par l’empereur Henri IV, le Val, le Colombier et la Michaille. Le Valromey et la Michaille constituent la dot de Jeanne de Genève en 1077 lors de son mariage avec Amédée II comte de Maurienne et de Belley, petit-fils d’Humbert Ier aux Blanche Mains fondateur de la Maison de Savoie, cession qui ne peut être que confirmer par l’empereur Henri IV qui a épousé Berthe la sœur d’Amédée.

Maison de Beaujeu

.Humbert III "le Vieux" ( ?-1194), seigneur de Beaujeu

Fils de Guichard III ; beau-frère de Guigues Ier, comte de Forez.

Vers les années 1140, Humbert III de Beaujeu dit « le Vieux » épouse Alise de Savoie, fille du comte de Savoie Amédée III. Humbert est vassal du roi de France alors qu’Amédée III est vassal de l’empereur ; il ne reçoit le Valromey qu’en propriété-jouissance, Amédée conservant la suzeraineté sur ce fief.

.Louis Ier de Forez ( ?-1295), prince des Dombes, comte de Forez, seigneur de Beaujeu, seigneur de Bugey et de Valromey de 1272 à 1295

Fils de Renaud Ier, comte de Forez et d’Isabelle de Beaujeu ; frère de Guigues VI.

En 1272, il est seigneur du Valromey mais par un traité de 1285, il échange ses possessions lointaines du Bugey-Valromey à son beau-frère Louis de Savoie, baron de Vaud, frère cadet du comte Amédée V contre deux seigneuries de Champléon en Forez et Lai en Beaujolais. Désormais les Beaujeu ne possèdent plus rien en Valromey devenu possession de la branche cadette de la maison de Savoie.

Maison de Savoie-Vaud

.Louis Ier de Vaud-Savoie, seigneur de Valromey de 1295 à 1303, seigneur de Vaud de 1285 à 1303

Fils de Thomas, ancien comte de Flandre, et de Béatrice Fieschi, nièce du pape Innocent IV. Petit-fils de Thomas Ier, neveu de Pierre II.

Il se prépare dès 1282 à la succession de son oncle Philippe Ier, recueillant de nombreux hommages vassaliques en Pays de Vaud et s'assurant de l'appui de l’empereur Rodolphe Ier de Habsbourg, pourtant ennemi des Savoie. En 1283, il épouse Jeanne de Montfort, veuve de Guigues VI, comte de Forez, seigneur de Bugey et de Valromey qui lui amène en dot ces deux dernières seigneuries. Il consolide la présence savoyarde dans l'ouest lémanique en fondant Morges en 1286, en écrasant les Cossonay-Prangins et en confisquant leurs châtellenies de Prangins et de Nyon. La rivalité qui éclate avec son frère le comte Amédée V de Savoie nécessite de nombreux arbitrages, qui lui accordent le Pays de Vaud, le Bugey et le Valromey, il mène une politique personnelle en direction de la Franche-Comté et de l'Alémanie, se faisant prêter de nombreux hommages vassaliques et étant reçu bourgeois de Berne en 1297. Aspirant à une dignité princière, il porte à plusieurs reprises le titre de comte et frappe monnaie, en dépit des protestations des évêques de Genève et de Lausanne.

.Louis II de Savoie, seigneur de Valromey de 1303 à 1350

Fils du précédent.

.Catherine de Savoie-Vaud, seigneur de Valromey de 1350 à 1359

Fille du précédent et sa seule héritière.

En 1350 elle vend par un acte signé à Morges le 30 janvier 1359 et ratifié par un acte passé le 9 juillet 1359 chez l’évêque de Belley, Guillaume de Martel le Valromey au Comte de Savoie Amédée VI le comte vert. Maison de Savoie

.Amédée VI dit le comte vert, seigneur de Valromey en 1359, comte de Savoie, de Maurienne

Tous les vassaux du Valromey reçoivent notification de leur nouveau suzerain direct qui entreprend une grande chevauchée dans ses nouvelles terres pour recevoir l’hommage qui se fait à Belley du 8 au 10 juillet 1369. A partir de cette date ce sont les comtes de Savoie puis ducs de Savoie qui possèdent la seigneurie du Valromey.

.Amédée VII dit le comte rouge, seigneur du Valromey en 1383, comte de Savoie

.Amédée VIII de Savoie (1383-1451), comte puis duc de Savoie en 1416

Au début du XV° siècle, la maison de Savoie possède donc la quasi-totalité de l’Ain actuel sauf une partie de la Dombes qui appartient au seigneur de Beaujeu. Elle le reste jusqu’en 1601. Les terres de l'abbaye de Nantua et de l'évêque de Belley ne font alors pas partie juridiquement des États de Savoie mais en dépendent.

.Louis de Savoie (1413-1465) duc de Savoie de 1440 à 1465

Fils du précédent.

.Philippe II de Savoie, dit Sans Terre, appelé aussi Philippe de Bresse, (1438-1497) comte de Bresse en 1460, puis duc de Savoie, prince de Piémont, comte d'Aoste et de Maurienne de 1496 à 1497.

Fils de Louis Ier, duc de Savoie, prince de Piémont, comte d'Aoste et de Maurienne, et d'Anne de Lusignan.

La seigneurie de Bagé est élevée au rang de comté en 1460. Bourg est alors choisi par les ducs de Savoie comme capitale de la Bresse Philippe commence par se révolter contre son père, mais est vaincu et Louis XI, sur la demande de son père, le retient prisonnier au château de Loches de 1464 à 1466. Libéré, il prend le parti du duc de Bourgogne Charles le Téméraire contre Louis XI. Il est un des principaux opposant aux ducs de Savoie et aux régentes. Il finit par devenir duc de Savoie à la mort de son petit-neveu Charles II, et meurt l'année suivante. Il épouse Marguerite de Bourbon (1438 -1483), fille de Charles Ier, duc de Bourbon et d'Agnès de Bourgogne avec laquelle il a :

-Louise (1476 -1531), marié en 1488 à Charles d’Orléans, comte d'Angoulême dont le fils est le futur roi de France François Ier -Jérôme.

-Philibert, futur duc de Savoie Philibert II.

Veuf, il se remarie en 1485 avec Claudine de Brosse avec laquelle il a 6 enfants dont :

-Charles futur duc de Savoie Charles III.

-Philippe, futur comte de Genève, baron de Faucigny, duc de Nemours.

Le château de Pont-D'ain, restauré par le comte de Savoie Amédée V le Grand devient l'une des résidences favorites des princes : Louise de Savoie, mère de François Ier, y naît.

.Philibert II le Beau (1480 -1504), comte de Bresse, duc de Savoie de 1496 à 1504

Fils du précédent. Marié en 1496 à Yolande de Savoie (1483-1499) puis en 1501 à Marguerite d'Autriche (Habsbourg) (1480-1530).

Marguerite d’Autriche (sœur de l’empereur Maximilien de Habsbourg et donc fille de Marie de Bourgogne, petite-fille de Charles le Téméraire et donc la tante de l’empereur Charles Quint) réside avec lui au château de Pont d’Ain. En 1504, à la mort de Philibert, elle reçoit les pays de l'Ain en douaire. Si les liens entre la maison de Savoie et celle de Luxembourg ont été profitables à la première en la faisant accéder à la couronne ducale, cette union entre la maison de Savoie et celle de Habsbourg aurait peut-être pu permettre à la maison de Savoie d’obtenir la couronne du royaume de Bourgogne revendiquée sans succès par Charles le Téméraire si la mort subite de Philibert n’était pas intervenue. A partir de 1506 en son souvenir de son cher époux, Marguerite fait édifier l’abbatiale de Brou ou elle repose à ses côtés. (Un des vitraux de l’église abbatiale représente à gauche de l’écu de Marguerite l’aigle bicéphale du Saint Empire).

3. Evêché de Belley / Seigneurie du Bugey,

Humbert Ier de Savoie apparait, en 1003, pour une concession faite par son parent l'évêque de Belley. Il semble que l'on se serve de cet événement pour donner le titre de comte du Bugey à la Maison de Savoie, confirmé (?) lors de la signature du concile d'Anse en 1025. En 1077, le comte Amédée II de Savoie reçoit de l'empereur Henri IV du Saint-Empire la confirmation de ses droits sur la seigneurie du Bugey. Vers 1086 apparaissent sur les bords de l’Ain, les seigneurs de Thoire qui étendent leurs fiefs sur une grande partie du Haut Bugey en s’opposant violemment aux prieurs de l’Abbaye de Nantua fondée au VII°.

L’évêché de Belley dépend alors de l’archevêché de Besançon (comme ceux de Lausanne et de Bâle). Dans le Bas Bugey, les évêques de Belley possèdent maints territoires et villages.

Au XIIe siècle, le peuplement du Bugey s'accélère et la densité de population devient forte. Constitué autour de l'évêché de Belley, le Bugey s'étend au fur et à mesure des conquêtes de la Maison de Savoie, à tous les pays situés entre le Rhône et l'Ain, y compris le Valromey, la Michaille. Au 13e siècle les évêques de Belley et les abbés du voisinage possèdent la majeure partie du Bugey. Mais ils sont peu à peu contraints de passer sous la mouvance des comtes de Savoie.

.Aimon, comte-évêque de Belley vers 1034 à 1044

.Gauceran, comte-évêque de Belley vers 1070

En 1077, Amédée II de Savoie est investi de la seigneurie du Bugey par l’empereur Henri IV.

.Ponce I, comte-évêque de Belley de 1091 à 1116

.Amicon, comte-évêque de Belley de vers 1118 à 1121

.Ponce de Balmey, comte-évêque de Belley de vers 1124 à 1129

De la famille des seigneurs du Balmey dans le Bugey ; fils de Notthbold du Balmey.

.Berlion de la Tour, comte-évêque de Belley vers 1134

De la famille de la Tour du Pin en Dauphiné.

.Bernard de Portes, comte-évêque de Belley de 1134 à 1140

.Guillaume I, comte-évêque de Belley de 1141 à 1160

.Ponce de Thoire, comte-évêque de Belley vers 1162

De la famille de Thoire.

.Anthelme, comte-évêque de Belley, de 1163 à 1178, prince-évêque à partir de 1175

Né en 1107 au château de Chignin en Savoie. Nommé évêque, il attend un ordre du pape Alexandre III contre lequel l’empereur a désigné comme anti-pape Victor IV pour accepter sa nomination. Il doit défendre ses terres du Bugey contre les prétentions du comte de Savoie Humbert III. Mécontent de l’attitude de son vassal le comte de Savoie Humbert III qui lui a refusé le passage par le col du Mont Cenis à son retour d’Italie et malgré le fait qu’Anthelme soutienne le pape Alexandre III, l’empereur Frédéric Ier de Hohenstaufen le fait prince du Saint Empire en l’investissant de tous les pouvoirs temporels sur la ville et ses dépendances. Il meurt en 1178.

.Renaud, prince-évêque de Belley de 1178 à 1184

.Arthaud, prince-évêque de Belley de 1188 à 1190

.Eudes II, prince-évêque de Belley en 1190

.Bernard II, prince-évêque de Belley de 1198 à 1207

Au 13e siècle les évêques de Belley et les abbés du voisinage possèdent la majeure partie du Bugey. Mais ils sont peu à peu contraints d'associer les comtes de Savoie.

.Benoit de Langres, prince-évêque de Belley vers 1208

.Bernard de Thoire-Villars, prince-évêque de Belley de 1211 à 1212

.Boniface de Thoire-Villars, prince-évêque de Belley vers 1213

.Jean de Rotoire, prince-évêque de Belley

.Pierre de Saint-Cassin, prince-évêque de Belley

.Boniface de Savoie ( ? -1270), prince-évêque de Belley de 1232 à 1240, archevêque de Canterbury et primat d’Angleterre en 1241, évêque de Durham,

Fils du comte de Savoie Thomas Ier.

.Bernard IV, prince-évêque de Belley en 1244

.Pierre II, prince-évêque de Belley de 1244 à 1248

.Thomas de Thorimbert, prince-évêque de Belley en 1250

.Jean de Plaisance, prince-évêque de Belley de 1255 à 1269

.Bernard V, prince-évêque de Belley vers 1272

.Berlion d'Amisin, prince-évêque de Belley de vers 1280 à 1282

.Guillaume, prince-évêque de Belley de 1282 à 1287

.Pierre de La Baume, prince-évêque de Belley de 1287 à 1298

Il ne reste plus aucune trace aujourd’hui du château que l’on appelait de la Baume en Bugey. La Maison de Baume, seigneur de Ratte est originaire du Bugey et compte parmi les plus anciennes familles nobles de la province de Bresse.

.Jean de La Baume, prince-évêque de Belley

En 1300, le Bas-Bugey est le théâtre d’une guerre entre le Dauphin et le comte de Savoie ; le château d’Ambérieu est pris par le dauphin.

.Thomas II, prince-évêque de Belley en 1309

.Jacques de Saint-André, prince-évêque de Belley en 1325

.Amédée, prince-évêque de Belley en 1345

.Guillaume de Martel, prince-évêque de Belley de 1356 à 1368

. Edouard de Savoie-Achaïe, prince-évêque de Belley de 1370 à 1373 puis évêque de Sion avant de devenir archevêque de Tarentaise 1386 - 1395.

Fils du comte de Piémont Philippe Ier de Savoie.

.Nicolas de Bignes, prince-évêque de Belley de 1374 à 1394

.Rodolphe de Bonet, prince-évêque de Belley vers 1401 à 1413

Le 29 janvier 1401, l'évêque de Belley, Rodolphe de Bonet, accepte de signer un acte d'alliance avec le comte de Savoie (le pape sanctionne en 1408 par une bulle la validité de cet accord).

.Guillaume Didier, prince-évêque de Belley de 1430 à 1437

.Perceval de La Baume, prince-évêque de Belley

.Aimeric Segaud, prince-évêque de Belley

.Pierre de Bolomier, prince-évêque de Belley vers 1458

De la famille des Fabius de Rome ayant pris le nom de Bolomier avec le fils de Gérard, Guillaume de Bolomier, ambassadeur à Rome du Duc de Savoie près du pape Martin V.

.Guillaume de Varax, prince-évêque de Belley vers 1461 à 1467

La seigneurie de Varax est dans la première moitié du XIIIe siècle, sous la suzeraineté des comtes de Savoie. Cette seigneurie passe ensuite à une famille qui en porte le nom et dont le représentant connu le plus ancien est Ulrich de Varax, chevalier et seigneur de Romans, vivant dans les années 1250-1272. Georges de Varax est conseiller et Chambellan du duc Louis Ier de Savoie (1461-1465)

.Jean de Varax, prince-évêque de Belley de 1467 à 1505

.Claude d’Estavayer, prince-évêque de Belley en 1507

.Philippe de la Chambre prince-évêque de Belley vers 1530

Il appartient à la Maison de la Chambre, importante famille de la Maurienne en Savoie.

.Antoine de La Chambre, prince-évêque de Belley de 1536 à 1575 .Jean-Godefroi Ginod, prince-évêque de Belley de 1576 à 1604

Sous son règne, les terres de l’évêché comme celles du Bugey appartenant à la maison de Savoie sont rattachées au Royaume de France.

4. Seigneurie / Baronnie de Gex,

Le Pays de Gex appelé pagus equestris dépend alors de l'archevêché de Besançon. La seigneurie de Gex s'étend elle du pont de Bargen sur l'Aar (canton de Berne) à Chatillon en Michaille. Elle comprend une dizaine de châteaux : Gex, Divonne, La Bâtie, Horimont (Gex), Flies, Pouilly, St Jean de Gonville, Pougny, Ecorans, Pierre, la Cluse de Gex (Collonges), répartis sur la frontière et sur le chemin du pied du Jura. Le Comte de Genève devient maître de la baronnie de Gex entre 1124 et 1137.

Maison de Genève

.Amédée Ier (décédé en 1211) seigneur de Gex de ? à 1211

Fils du comte de Genève Amédée Ier. Il est l’époux de Poncia, fille d’Humbert de Thoire-Villars ; lui succède son fils Etienne, seigneur de Gex de 1211 à 1235.

.Etienne ( ?- 1235) seigneur de Gex de 1211 à 1235

Fils du précédent.

.Amédée II ( ?-1247), seigneur de Gex de 1235 à 1247

Frère du précédent ; deuxième fils d’Amédée Ier. Il épouse Béatrice fille d’Ulrich IV de Bagé.

.Léonète ( ?-1302), baronne de Gex de 1247 à 1302

A la mort d'Amédée II de Gex, sa fille aînée Léonète hérite de la baronnie et épouse Simon II de Joinville, fils de Simon de Joinville et de Béatrice ou Béatrix d’Auxonne, dame de Marnay. Simon II est le beau-frère de Pierre de Savoie. A la mort de celui-ci dont la fille Béatrice de Faucigny a épousé Guigue Dauphin de Viennois, les Joinville se trouvent dans un inextricable jeu d'alliances

Maison de Joinville

.Guillaume de Joinville (? - 1310), baron de Gex de 1302 à 1310

Fils des précédents ; marié à Jeanne, fille de Louis Ier de Savoie baron de Vaud et fils de Thomas II de Piémont, de qui il a :

.Hugues de Joinville (? - mai 1347/48), baron de Gex de 1310 à 1347/1348

Marié à Jeanne fille d'Henri de Montfaucon ; n'ayant pas eu d'enfant, sa succession revient à sa sœur Éléonore, mariée à Hugues de Genève.

.Hugues de Genève, dernier baron de Gex de 1347/1348 à 1353

Fils d'Amédée II de Genève, marié à Éléonore de Joinville (? - 1360), par qui lui échoit le titre de baron.

Maison de Savoie

En 1353 la ville de Gex est prise par les Savoyards, et le pays de Gex est incorporé pendant 250 ans aux Etats de Savoie ; cette annexion est entérinée par le traité de Paris de 1355.

En 1535, Bourg en Bresse est pris par les Français et repris par le duc Philibert Emmanuel de Savoie qui la transforme en place forte.

A la mort du duc de Milan, duché sur lequel François Ier maintient ses prétentions, celui-ci commence la Huitième guerre d’Italie ( 1536-1538) et au début janvier 1536 avant de se rendre combattre en Italie occupe avec 40 000 Hommes la Bresse, le Bugey, le Valromey , le Faucigny ,une partie du Genevois, la Savoie propre, la Tarentaise et la Maurienne tandis que ses alliés de fait les Bernois envahissent les Etats de Vaud, le Pays de Gex, la partie du Genevois autour de Saint Julien en Genevois et le Chablais de Genève à la Dranse de Thonon et les Valaisans occupent le Chablais de la Dranse jusqu’à Saint Maurice avec les vallées d’Abondance et d’Aulps. Le 30 janvier 1536, les armées bernoises investissent Divonne et Gex. Au printemps Berne est maîtresse du pays de Gex. Son administration est confiée à un bailli nommé pour six années et responsable devant le Grand Conseil de Berne. Six baillis se succédent de 1536 à 1567, tous appartiennent à de grandes familles bernoises. Ils conservent les structures judiciaires et administratives, confirmant dans leurs droits les seigneurs locaux ; seule la seigneurie de Fernex, bien ecclésiastique, est vendue à Hugues bâtard de Gingins. La onzième et dernière guerre d’Italie de 1556 à 1559 se termine à la suite de la victoire de Saint Quentin par le duc de Savoie Emmanuel Philibert, général des armées impériales de l’empereur et de Philippe II roi d’Espagne qui contraint le roi de France Henri II de signer le traité de Cateau-Cambrésis par lequel il doit restituer au duc de Savoie les territoires occupés par la France dont la Bresse et le Bugey.

En 1560, François II rend leurs possessions aux ducs de Bourbon qui récupérèrent également leurs possessions de Dombes. L'empereur n'ayant pas eu l'ambition de contrer le roi de France lorsqu'il avait confisqué ce territoire relevant pourtant de sa juridiction, les ducs de Bourbon érigent la Dombes en petite souveraineté indépendante dont Trévoux devint, suite logique à l'ampleur prise par la ville à la fin du Moyen Âge, la capitale. Le duc de Savoie engage les hostilités contre Genève dans l'été de 1585.

.Charles-Emmanuel Ier de Savoie (1580- 1630)

Fils d’ Emmanuel-Philibert, il conserve le vieux rêve de reconstituer à son profit le Royaume de Bourgogne-Provence ; mais son espoir s’avère vain. Henri IV envahit le pays, détruit un grand nombre de Châteaux ; Bourg en Bresse tombe mais sa citadelle une des plus imprenables résistent six mois. Henri IV occupe la Savoie en 1600 (deuxième occupation par la France). Pris, repris, le Pays de Gex est systématiquement pillé par les troupes ducales et genevoises. Celles-ci, avec l'appui d’Henri IV occupent finalement le pays.

Charles Emmanuel Ier doit signer le 17 janvier 1601 le Traité de Lyon par lequel il cède au royaume de France la Bresse, le Bugey, le Valromey et le Pays de Gex qui sont rattachées alors au duché de Bourgogne. Seul le « Chemin des Espagnols » (Vallée de la Valserine) reste au Duché de Savoie (par ce chemin commençant à Gênes, et passant par la commune de Clarafond, le pont de Grésin, la vallée de la Valserine et la Franche-Comté, les troupes espagnoles peuvent aller, grâce à l’alliance avec les Ducs de Savoie et les Ducs de Lorraine, de la Méditerranée au Pays-Bas sans toucher les territoires français.

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