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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 17:49
Histoire d'Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben /Landgraviat de Sundgau (Thann, Belfort, Ferrette, Altkirch)

En 754 le duché d’Alsace passe sous domination franque.Et le 25 décembre 800, Charlemagne est couronné empereur à Rome. Les carolingiens ont la volonté de centraliser fortement leur royaume. Pour ce faire, ils "divisent pour régner" : le duché d’Alsace est supprimé et remplacé par deux comtés : Nordgau et Sundgau. Louis le Germanique et Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne, se liguent contre leur frère Lothaire et scellent leur alliance à Straßburg/Strasbourg dans un document connu sous le nom de "serment de Strasbourg" en 843. Par le traité de Verdun de 843, l’Alsace est attribuée à la Francie médiane de l’empereur Lothaire mais en 870, au traité de Meerssen, Louis le Germanique reçoit tous les territoires de langue germanique, de la Lotharingie ; ainsi l’Alsace est intégrée à son royaume de Francie Orientale ou Germanie. La dynastie carolingienne s'éteint en 924. En 925, Henri Ier l'Oiseleur, roi de Francie Orientale après une bataille, soumet le royaume de Lotharingie.

Ducs de Souabe :

.Burchard II (883 ou 884-926) duc de Souabe de 917 à 926

Fils de Burchard 1er ; En 922, Burchard marie sa fille Berthe au roi Rodolphe II de Bourgogne.

En 925, Henri l'Oiseleur, roi de Francie Orientale (Germanie), rattache de duché d'Alsace à celui de Souabe. Le destin de l'Alsace est désormais lié à celui des ducs de Souabe.

.Hermann Ier (-949) duc de Souabe et d’Alsace de 926 à 949

Fils de Gebhard de Lotharingie et un cousin du roi Conrad Ier de Germanie.

Le 2 juillet 936, Otton, duc de Saxe, succéde à son père Henri Ier l'Oiseleur, comme roi de Francie Orientale puis est couronné le 7 aout 936 à Aix la Chapelle comme le veut la tradition Lotharingienne.

.Ludolphe de Souabe (930- 957) duc de Souabe et d’Alsace de 950 à 954

Fils issu du premier mariage d’Othon, duc de Saxe (futur empereur Othon Ier le Grand).

Le 23 septembre 951, Otton, roi de Francie Orientale prend Pavie et se fait couronner roi d'Italie (couronne des Lombards).

.Otton Ier de Souabe (954- 982) duc de Souabe et d’Alsace et duc de Bavière de 954 à 982

Petit-fils de l'empereur Otton Ier, nommé par son oncle l’empereur Otton II.

Le 2 février 962 Otton, roi de Francie Orientale, de Lotharingie et d'Italie se fait couronner empereur des Romains à Rome sous le nom d'Otton Ier le Grand, restaurant l'Empire sans empereur depuis 924.

L'Alsace avec le Sundgau fait désormais partie de l'Empire Romain Germanique.

.Conrad Ier de Souabe ( ?-997) duc de Souabe de 983 à 997.

Quand le duc Otton Ier meurt inexplicablement pendant une campagne de l'Empire en Italie de 981 à 982, il n'a aucun héritier. Afin de remplir ce poste vacant, l'Empereur Otton II le désigne en 983 comme duc de Souabe.

.Hermann II ( ?- 1003) duc de Souabe de 997 à 1003, duc d’Alsace

Fils de Conrad Ier et de Richlinde, fille de l'empereur Otton Ier.

En 1002 il est candidat à l’élection impériale; il prend d'assaut Strasbourg dont l'évêque, nommé Wizelin, s'est déclaré pour Henri III, duc de Bavière, parce qu'ils étaient tous deux rivaux. Henri sépare l'Alsace de la Souabe afin de prendre le contrôle du duché. Il se marie avec Gerberge de Bourgogne, fille du roi Conrad III de Bourgogne, avec laquelle il a une fille nommée Gisèle qui se marie par la suite avec l'empereur Conrad II. A l’époque de son règne, les Habsbourg, commencent à se signaler, principalement avec l’accession au siège épiscopal de Strasbourg vers l’an 1000 de Werner de Habsbourg nommé par l’empereur Otton III.

.Hermann III ( ?-1012) duc de Souabe et duc d’Alsace de 1003 à 1012

Fils d’Hermann II. En 1012, à la mort d'Hermann III de Souabe, le titre de duc d'Alsace est définitivement supprimé, et l’Alsace est redivisée en deux comtés (Nordgau et Sundgau) qui font partie du duché de Souabe.

.Ernest Ier ( ?-1015) duc de Souabe de 1012 à 1015.

Fils cadet de Léopold Ier, margrave d'Autriche.

En 1012, l’empereur Henri II, roi des Romains lui donne le duché de Souabe suite au décès sans héritier d’Hermann III. Dans le but de se rendre légitime le nouveau dirigeant se marie à Gisèle, épouse en premières noces du comte Brunon Ier de Brunswick, la sœur ainée d’Hermann. Ernest et Gisèle ont deux enfants, Ernest II et Hermann IV.

.Ernest II (1010/1013 -1030) duc de Souabe de 1015 à 1030

Sa mère Gisèle de Souabe se remarie en troisièmes noces en 1016 avec Conrad II le Salique roi de Francie Orientale(Germanie)

En 1025, Ernest âgé d'environ une quinzaine d'années, entre en rébellion contre son beau-père Conrad, fils de l’empereur Henri II. Cependant, il est battu en 1026 et se rend. Il participe alors à l'expédition italienne de son beau-père de 1026 à 1027. Une fois en Italie, Conrad renvoie Ernest en Souabe. Mais lorsqu’ Ernest arrive, il se joint à nouveau à la révolte contre le roi. Mais le manque de soutien de l'aristocratie régionale le conduit une fois de plus à la défaite. Il est contraint de se rendre et est emprisonné. Gisèle, prise entre deux feux réussit à obtenir que son fils ne soit pas totalement humilié. Le titre de Duc est conservé à celui-ci. En mars1027, est couronné empereur. À ce moment à la suite des requêtes de son demi-frère Henri et de sa mère, Ernest peut être libéré, sans toutefois recouvrir l'intégralité de ses droits. À la Diète d'Empire de la Pâques 1030, Ernest se voit proposer de nouveaux droits uniquement à condition qu'il accepte de sévir contre les ennemis du roi. C'est là son ultime chance. Son refus, motivé probablement par la présence dans l'autre camp de son vieil ami Werner von Kybourg/Kyburg, signe sa déchéance. Le titre de duc lui est retiré. Peu de temps après lors d'une bataille contre l'évêque de Constance, les deux amis meurent. Le duché de Souabe passe sous la direction de son jeune frère Hermann IV.

.Hermann IV ( ?-1038) duc de Souabe de 1030 à 1038

Frère du précédent second fils d'Ernest Ier et de Gisèle.

En janvier 1037, son beau-père, l'Empereur Conrad II le marie à Adélaïde de Suse.

.Henri Ier ( ?- 1045) duc de Souabe de 1038 à 1045

Fils de l’empereur Conrad II et futur empereur Henri III en 1046.

.Otton II de Souabe ( ?-1047) comte palatin de Lorraine (1034-1045), puis duc de Souabe de 1045 à 1047

Fils d'Ezzo de Lotharingie et Mathilde, fille de l'Empereur Otton II.

.Otton III ( ?-1057) duc de Souabe de 1048 à 1057

Fils d'Henri de Schweinfurt, landgraf du Nordgau, Il est l'un des plus puissants princes de la Franconie orientale et investi par l’empereur Henri III.

.Rodolphe de Rheinfelden (vers 1025 - 1080), duc de Souabe de 1057 à 1079 et antiroi des Romains de 1077 à 1080

Fils du comte Kuno de Rheinfelden.

En 1057, profitant de la minorité d'Henri IV, alors roi de Germanie, il enlève Mathilde de Franconie, la sœur du roi. Deux ans plus tard, il la demande en mariage, avec succès, et obtient également le duché de Souabe et l'administration du royaume de Bourgogne. Mathilde meurt en 1060, et Rodolphe épouse en 1067 Adélaïde de Savoie (1052-1079), fille d'Othon Ier de Savoie. Deux fois beau-frère d'Henri IV.

Maison de Hohenstaufen

.Frédéric Ier de Staufen (1050-1105) duc de Souabe de 1079 à 1105

Fils de Frédéric de Büren et le premier des Hohenstaufen investi du duché de Souabe.

.Frédéric II de Souabe dit le Borgne (1090- 1147) duc de Souabe de 1105 à 1147

Fils de Frédéric Ier de Souabe et d'Agnès de Franconie. En 1120, Frédéric II de Souabe se marie avec Judith, fille du duc Henri IX le Noir de la puissante famille des Welfs. À la mort en 1125 de son oncle l'empereur Henri V, Frédéric devient candidat pour le titre de roi des romains. Bien qu'il bénéficie du soutien de son plus jeune frère Conrad de Souabe et de plusieurs familles, l’archevêque Adalbert de Mayence tient sa revanche, vieil ennemi des Hohenstaufen réussit à faire élire Lothaire de Supplimbourg et ainsi à écarter les Hohenstaufen du pouvoir. L’empereur Lothaire III de Supplimbourg dès 1125 remplace les comtés du Nordgau et du Sundgau par deux landgraviats et créé la fonction du« Landgraf » qui a pour mission d'assurer à l'empereur les terres contestataires. Il confie le landgraviat de Haute Alsace aux comtes de Habsbourg et celui de Basse Alsace à la famille d’ Hunebourg. En 1127, il s'empare de la ville d’Haguenau pour bien montrer aux Hohenstaufen qui est le maître. La famille de Habsburg/Habsbourg, originaire d’Ottmarsheim, comtes de Sundgau est progressivement éclipsée par les comtes de Dabo/Dagsburg-Egisheim, maîtres du Nordgau. Les empereurs s’appuient sur les évêques, qu’ils nomment, pour régner efficacement. Les landgraves vassaux des ducs de Souabe et d’Alsace tentent de se constituer leur propre réseau de châteaux. Les Hunebourg possèdent depuis le début du XIIème leur château du même nom ; ils y ajoutent une nouvelle place forte, le Grand Arnsberg. Mais l’action des landgraves reste limitée, faute de moyen et faute de temps, car Lothaire de Supplimbourg meurt en 1137. Aussitôt les rivalités se déchaînent. L'Alsace est dévastée lors de la lutte opposant Lothaire III de Saxe à Frédéric II de Hohenstaufen « Le Borgne », duc d'Alsace et de Souabe, tous deux prétendants au trône du Saint Empire Romain Germanique. C’est Conrad III de Hohenstaufen, frère de Frédéric le Borgne, qui devient empereur.

.Frédéric III de Hohenstaufen dit Frédéric Barberousse (1122-1190), duc de Souabe et d’Alsace de 1147 à 1152, empereur romain germanique en 1155 sous le nom de Frédéric Ier, roi de Germanie, roi d'Italie, comte palatin de Bourgogne.

Neveu de l’empereur Conrad III et fils de Frédéric le Borgne. Frédéric accède au trône impérial en 1152 et laisse le duché de Souabe à Frédéric IV, fils de son oncle l’empereur Conrad III.

.Frédéric IV de Rothenburg, duc de Souabe de 1152 à 1167

Fils de l'empereur Conrad III.

Dès 1162, la puissante famille des Dabo-Egisheim reprend l’offensive contre les Hohenstaufen. En 1164, Frédéric Ier, dit Barberousse, rédige la charte d’Haguenau, qui octroie à la cité un certain nombre de droits et privilèges, et fait de la ville son lieu de résidence favori.

.Frédéric V de Hohentaufen, duc de Souabe de 1167 à 1170

Fils ainé de l’empereur Frédéric Barberousse et de la comtesse de Bourgogne Béatrice Ière.

En 1168 Hugues VIII de Dabo-Eguisheim détruit le château de Horbourg près de Colmar, provoquant la fureur de son père Frédéric Barberousse. En représailles, le château de Guirbaden est détruit par les troupes de l'empereur la même année. A côté des deux puissantes familles d’Alsace, apparaissent de nouveaux puissants : dans le Sundgau, les comtes de Ferrette, une branche de la puissante famille des Montbéliard sont les nouveaux maîtres de la région en leurs châteaux d’Altkirch, de Ferrette, du Liebenstein, de Morimont

.Frédéric VI de Hohenstaufen (1167- 1191), duc de Souabe de 1170 à 1191

Frère du précèdent et troisième fils de Frédéric Barberousse et de la comtesse Béatrice Ire de Bourgogne et frère d’Henri VI. Baptisé Conrad, il prend le nom de Frédéric en 1170 à la mort de son frère. Frédéric se marie avec la princesse Constance de Hongrie, mais ils n'ont aucun descendant.

.Conrad II de Hohenstaufen (1173-1196), duc de Souabe de 1191 à 1196, duc de Rothenbourg Cinquième fils de Frédéric Barberousse et de la comtesse Béatrice Ire, frère du précédent et du futur Henri VI.

.Philippe de Hohenstaufen (1177-1208) duc de Souabe de 1196 à 1208, marquis de Toscane, empereur Philippe Ier en 1198

Huitième fils de Frédéric Barberousse et de la comtesse Béatrice Ire de Bourgogne.

En 1197 il épouse Irène Ange de Constantinople (1172-1208), fille de l'empereur romain d’Orient Isaac II Ange, qui lui donne sept enfants dont trois meurent en bas-âge :

.Béatrice épouse en 1212 le futur empereur germanique Othon IV de Brunswick, et meurt la même année ;

.Cunégonde (1200-1248) épouse en 1224 le roi Venceslas Ier de Bohême ; .Marie (1201-1235) épouse le duc Henri II de Brabant ;

.Élisabeth (1202-1235) épouse en 1219 le roi Ferdinand III de Castille et de Léon.

La lutte qu'il soutient pour être élu à la dignité impériale hâte la dissolution du duché de Souabe; pour acheter des appuis, il distribue presque toutes ses terres.

.Frédéric VII de Hohenstaufen (1194-1250) duc de Souabe de 1208 à 1219 puis empereur Frédéric II en 1220

Dès 1210, Frédéric fait alliance avec le duc Frédéric de Lorraine auquel il promet 4 000 marks pour son aide contre Otton de Brunswick. Cette alliance lui permet de reprendre Haguenau.

.Henri II de Hohenstaufen, duc de Souabe de 1219 à 1235 Fils du précédent ; après sa rébellion, l’empereur Frédéric II investit son fils cadet Conrad. Le père et le fils doivent compter avec l’ambition dévorante des évêques de Strasbourg. En effet Gertrude d’Eguisheim Dabo se remarie en 1220 avec Thiébaud IV de Champagne contre le gré de Frédéric II, mais en 1222 le divorce est prononcé sous prétexte de stérilité de l’épouse et l’année suivant Gertrude se marie avec Simon de Linange pour décéder en 1225 sans descendance au château de Herrenstein. L'évêque de Strasbourg, Berthold de Teck, revendique aussitôt l'héritage, déclenchant une longue guerre de succession entre les prétendants à l'héritage, parmi lesquels les comtes de Ferrette ne sont pas les moins puissants. Le conflit va durer 15 ans : l’évêque Berthold de Teck se fait céder par Simon de Linange le Guirbaden, rachète également les parts du Haut-Eguisheim aux margraves de Bade et en 1228 bat le comte Frédéric II de Ferrette à Blodelsheim avec l’aide d’Albert de Habsbourg, son bailli.

.Conrad III de Hohenstaufen (1228- 1254), duc de Souabe de 1235 à 1254 , roi des Romains de 1237 à 1254, roi de Sicile de 1250 à 1254, roi de Jérusalem de 1228 à 1254,

Fils de Frédéric II et de Yolande de Brienne, il épouse Élisabeth de Bavière en 1246. Ils ont un fils, Conradin (1252-1268), futur duc de Souabe Devenu roi des Romains, il transmet le duché à son fils Conrad. Dès 1245 Henri de Stahleck, nouvel évêque de Strasbourg, se proclame administrateurs des biens impériaux en Alsace et se rue sur le domaine castral des Hohenstaufen. En peu de temps, le réseau fortifié de l’évêque de Strasbourg est extrêmement puissant : Haut-Barr, Dachstein, Molsheim, Guirbaden, Bernstein, Rouffach, Kaysersberg, Ringelstein, Illwickersheim, Zellenberg, Jungholtz, Rhinau, Soultz, La Petite-Pierre, Wineck, Honack, Thann et le Kronenburg est rasé.

À la suite de la mort de l'empereur Frédéric II le 13 décembre 1250, le pouvoir impérial se trouve affaibli face à la papauté. La papauté trouve d'ailleurs un champion contre les successeurs de Frédéric dans la personne de Charles Ier d'Anjou. Ce dernier est investi du Royaume de Sicile par le pape en 1266, au détriment des mêmes successeurs de Frédéric II, également rois de Sicile. D'autre part, l'héritier légal de l'Empire, Conrad IV, fils de Frédéric, meurt en 1254 ne laissant que son fils Conradin âgé de 2 ans pour lui succéder. Ceci divise les électeurs sur le choix d'un nouvel empereur. Ils hésitent entre Richard de Cornouailles, beau-frère de Frédéric II et Alphonse X de Castille. Le pape s'oppose toutefois à ces deux prétendants. Par ailleurs, Guillaume de Hollande a déjà été déclaré anti-roi en 1248. Devant l'impasse, le pape propose la couronne au roi de Bohême, Ottokar II. D'autres prétendants se font connaître: le duc de Bavière, Louis de Wittelsbach et même le roi de France Philippe III.

.Conrad IV (1252- 1268) dit Conradin ou Conrad de Hohenstaufen, duc de Souabe de 1254 à 1268, roi de Sicile et de Jérusalem de 1254 à 1268.

Cet héroïque enfant est à la fois le dernier des Hohenstaufen et le dernier duc de Souabe.

En 1268, le duc Conrad rIV repartage l’Alsace en deux : au nord le landgraviat de Nordgau ou Basse-Alsace, est confié aux Dagsburg/Dabo-Egisheim ; au sud les Habsbourg restent investis du Sundgau. À sa mort, sans héritiers en 1268, la lignée des Hohenstaufen s'éteint et le duché de Souabe se désintègre en plusieurs comtés, villes et abbayes libres. Dans tout l’empire, l’autorité impériale s’efface devant la noblesse locale. Les deux landgraviats sont supplantés par les comtes de Pfirt/Ferrette au sud et de Fleckentein et Lichtenberg au nord ainsi que par l’évêque de Straßburg/Strasbourg. Le Nordgau se morcelle le plus.

.Landgraviat/comté du Sundgau (Thann, Belfort, Ferrette, Altkirch)

Landgraf de Sundgau :

.Adalbert ou Albert III Le Riche (1138-1199) comte de Habsbourg, landgraf/comte de Sundgau de 1186 à 1199.

Fils de Werner III comte de Habsbourg. Comme son père, il est dans le camp des gibelins. Son fidèle soutien à la famille Hohenstaufen lui vaut de recevoir de Frédéric Barberousse en 1186 le Landgraviat du Sundgau. Il participe aux côtés de ce dernier à la troisième croisade de 1188-1191.

.Rodolphe I ou II L'Ancien ou Le Paisible, comte de Habsbourg, landgraf/comte de Sundgau, seigneur de Lauffenbourg, de 1199 à 1232.

Fils du précédent.

.Albert IV Le Sage (1188-1240), comte de Habsbourg, landgraf/comte de Sundgau de 1232 à 1240.

Fils du précédent.

.Rodolphe III (1218- 1291), comte de Habsbourg, landgraf/comte de Sundgau, comte de Klettgau 1240-15/07/1291, comte de Kybourg 1260-15/07/1291, empereur Rodolphe Ier en 1273

Frère du précédent.

.Albert II (1255-1308), duc d’Autriche et de Styrie, landgraf/comte de Sundgau, empereur (Albert Ier) en 1298

Fils du précédent.

.Albert III d’Autriche (Habsbourg) dit le Sage (1298-1358) duc d’Autriche de 1330 à 1358, landgraf / comte de Sundgau de 1324 à 1358

Fils d'Albert Ier et d'Élisabeth de Tyrol; Il épouse en 1324 Jeanne de Ferrette, héritière du comté de Ferrette.

La région devient ainsi les « Pays antérieurs autrichiens (Autriche antérieure) », administrés depuis Ensisheim par un grand bailli, et divisés en quatre bailliages (Landser, Thann, Altkirch et Ferrette). L’Autriche Antérieur désigne alors les possessions territoriales des Habsbourg en Bade, Souabe, Sundgau et Vorarlberg .Rodolphe IV (1339-1365), duc d’Autriche, de Styrie, de Carinthie, landgraf /comte de Sundgau de 1358 à 1365 Fils du précédent.

.Albert III (1349-1395), duc d’Autriche de 1365 à 1395, landgraf / comte de Sundgau de 1365 à 1379

Troisième fils d'Albert II.

Il hérite du patrimoine des Habsbourg conjointement avec son frère Léopold III après la mort de leur frère aîné Rodolphe IV. Le 9 septembre 1379, les deux frères se partagent leurs possessions au traité de Neuberg : Albert conserve l'Archiduché d'Autriche tandis que Léopold est désormais maître de l'Autriche intérieure (duchés de Styrie, Carniole et de Carinthie) et de l'ensemble des propriétés de la famille au Tyrol ainsi que de l’Autriche antérieure /Vorderösterreich ou Vorlande ( possessions territoriales des Habsbourg en Bade, Souabe, Vorarlberg et Alsace avec le Sundgau et notamment Ensisheim qui est la capitale de l'Autriche antérieure).

.Léopold III (1351-1386) duc d'Autriche de 1365 à 1379, duc de Styrie et de Carinthie de 1365 à 1386, landgraf /comte de Sundgau de 1379 à 1386

Fils du précédent.

.Léopold IV (1371-1411), duc d’Autriche Antérieure, comte de Tyrol, landgraf/comte de Sundgau de 1386 à 1406

Fils du précédent.

.Catherine de Bourgogne (1378-1425),

Fille du duc de Bourgogne Philippe le Hardi et de Marguerite III de Dampierre, comtesse de Flandre, de Bourgogne, de Nevers et de de Rethel.

Son père Philippe, qui entend, renouer l'alliance avec l'Autriche conclut, dès septembre 1387, un traité de mariage entre Léopold IV de Habsbourg et sa fille Catherine de Bourgogne, mariage qui ne survient cependant que le 15 août 1392. Cette première union de la Maison de Habsbourg et de la Maison de Bourgogne marque le point de départ d'une politique d’alliance entre ces deux Maisons. Catherine administre le Sundgau jusqu’à sa mort en 1425. Le couple meurt sans enfant.

.Frédéric IV (1382-1439) duc d'Autriche antérieure, landgraf /comte de Sundgau de 1402 à 1439, comte de Tyrol de 1406 à 1439

Dernier fils de Léopold III et de Viridis Visconti, fille du duc de Milan, Barnabé Visconti.

En 1406, il épouse en premières noces Élisabeth de Bavière-Palatinat, fille du roi des Romains Robert III. Veuf, il se remarie en 1410 avec Anne de Brunswick, fille du duc Frédéric Ier de Brunswick-Lunebourg. Sous son règne, le Landgericht de Sundgau s’installe à Ensisheim en 1429.

.Sigismond d'Autriche (1427 -1496) duc puis archiduc d'Autriche Antérieure, landgraf /comte de Sundgau de 1439 à 1496, régent du Tyrol de 1446 à 1490.

Fils de Frédéric IV et Anna de Braunschweig ; Il est de ce fait un cousin de l’empereur Frédéric III

En 1468, Sigismond de Habsbourg, duc d’Autriche est contraint de signer le traité de paix de Waldshut suite à la débâcle qu'il subit face aux Mulhousiens et à leurs alliés confédérés suisses. En 1469, au traité de Saint-Omer, il vend avec droit au rachat ses territoires sur le Rhin et en Alsace à Charles le Téméraire. Les sources ne sont pas claires, quant à savoir s'il les vendit à cause des dettes accumulées par son style de vie luxueux, ou s'il les a seulement gagés, parce qu'il voulait qu'ils fussent mieux protégés contre l'expansion de la confédération helvétique. En tout état de cause, il demande à les racheter. La gestion de ces territoires de la part du représentant du duc de Bourgogne, le bailli Pierre de Hagenbach, les conséquences économiques et la perte des privilèges qui en résultèrent pour les villes alsaciennes et les villes alliés suisses, mettent en révolte les territoires du Haut-Rhin. Après le refus de Charles de lui rendre d’Alsace, il pactise avec le roi Louis XI, qui le finance pour les récupérer par les armes. En 1477, l’empereur Frédéric III le fait archiduc.

.Maximilien d’Autriche (1459-1519) archiduc d’Autriche antérieure et landgraf de Sundgau de 1496 à 1499, empereur de 1508 à 1519

Fils de Frédéric III et d'Aliénor du Portugal, Maximilien épouse en 1477 la duchesse Marie de Bourgogne, seule enfant et héritière de Charles le Téméraire, de ses titres et possessions.

Par ce mariage, Maximilien devient maitre des Pays-Bas bourguignons et du comté de Bourgogne (Franche-Comté), tandis que la France s'empare du duché de Bourgogne, de la Picardie et du comté de Boulogne, lesquels sont détachés de l'héritage du Téméraire. Maximilien Ier renforce le pouvoir des Habsbourg dans le Landgraviat de Sundgau en installant à Ensisheim un Grand-Bailli en 1510. Au XVI° siècle le Sundgau est moins morcelé que le Nordgau à cause de l’héritage des Ferrette passé aux mains des Habsbourg, la Haute Alsace est partagée entre quelques grands seigneurs et de puissants dignitaires ecclésiastiques :

-La maison des Habsbourg possède le Sundgau (seigneuries de Ferrette, Altkirch, Thann, Rougemont, Belfort, Ensisheim, Cernay, Bollwiller) jusqu'aux portes de Colmar, la seigneurie de Hohlandsbourg (acquise en 1563 par le baron Lazare de Schwendi), Kientzheim et le Val de Villé. Mais beaucoup de ces seigneuries sont engagées à différents nobles. Le pays est administré par un Landvogt, auquel est adjoint en 1523 une régence civile et judiciaire installée à Ensisheim, et en 1570 une chambre des finances.

-Les seigneurs de Ribeaupierre dont le domaine s'étend de Sainte Marie à la Vallée de Munster.

-Les seigneuries ecclésiastiques sont celles de l'abbé de Murbach (Vallée de Guebwiller et de Saint Amarin), celles de l'abbé de Munster et celles de l'évêque de Strasbourg (Mundat supérieur avec Rouffach).

-les comtes de Wurtemberg régissent le pays de Montbéliard et la région de Riquewihr et Horbourg.

.Charles de Habsbourg (1500-1558) archiduc d’Autriche antérieure et landgraf /comte de Sundgau de 1499 à 1520, empereur Charles Quint de 1519 à 1556

Petit-fils du précédent ; fils de Philippe le Beau et de Jeanne dite la Folle reine de Castille.

. Ferdinand Ier de Habsbourg, (1503 -1564), archiduc d'Autriche et terres adjacentes, landgraf /comte de Sundgau en 1520, roi de Hongrie et de Bohême en 1526, roi des Romains en 1531), puis nommé par son frère Charles Quint, après son abdication (16 janvier 1556), empereur le 14 mars 1556

Frère de Charles Quint.

.Rodolphe II de Habsbourg (1552 - 1612), archiduc d’Autriche, landgraf de Sundgau, de 1576 à 1596, roi de Bohême et roi de Hongrie, empereur de 1576 à 1611

Fils de l’empereur Maximilien II et de Marie d'Espagne, fille de l’empereur Charles Quint.

.Ferdinand de Tyrol

.Mathias (1555-1619) Archiduc d’Autriche Antérieure et landgraf de Sundgau de 1595 à 1612, empereur de 1612 à 1619

En 1595, l'archiduc Ferdinand de Tyrol meurt sans héritier mâle légitime. La loi salique veut que ce soit Rodolphe, fils aîné du frère aîné de Ferdinand, qui prenne sa succession; mais Rodolphe devenu l’empereur Rodolphe II en 1576 permet que ce soit son frère Matthias, époux de la seule fille légitime de Ferdinand, qui monte sur le trône d’Autriche antérieure /Vorderösterreich qui inclut le duché de Tyrol, la principauté de Vorarlberg en Autriche, le Sundgau en Alsace, les margraviats de Burgau et Brisgau en Allemagne, l’Aargau (berceau des Habsbourg en Suisse), etc.

.Maximilien III d’Autriche ou de Habsbourg (1558-1618) Archiduc d’Autriche Intérieure de 1593 à 1595 et d’Autriche Antérieure, landgraf/ comte de Sundgau de 1612 à 1618, Gouverneur du Tyrol de 1602 à 1618, Grand-Maître de l’Ordre Teutonique de 1590 à 1618

Fils de l'empereur Maximilien II de Habsbourg et de Marie d'Espagne et frère des empereurs Rodolphe II et Matthias Ier.

En 1612, Maximilien renonce à sa candidature comme roi et empereur contre son frère aîné Matthias, et en 1617, contre son neveu Ferdinand III.

.Léopold V d'Autriche-Tyrol (1586- 1632) Archiduc d’Autriche antérieure, landgraf / comte de Sundgau, gouverneur du Tyrol de 1619 à 1632, évêque laïc des diocèses de Passau en Bavière et de Strasbourg jusqu'en 1625.

Fils de l'archiduc Charles II d'Autriche-Styrie et de son épouse Marie-Anne de Bavière, fille du duc Albert V de Bavière ; frère puîné de l'empereur Ferdinand II. En 1619, à la mort de Maximilien III, il en hérite et devient archiduc d’Autriche antérieure.

.Ferdinand-Charles d'Autriche (1628 -1662) archiduc d'Autriche antérieure, landgraf / comte de Sundgau de 1646 à 1648, comte de Tyrol de 1646 à 1662.

Fils du précédent.

En 1648, l’empereur Ferdinand III doit signer les traités de Westphalie et Münster avec la France par lesquels les Habsbourg renoncent à la partie de l’Autriche Antérieure constituée par leurs possessions d’Alsace donc du Sundgau.

a.Comté de Ferette/ Grafschaft Pfirt (Seigneurie de Ferrette, seigneurie de Belfort (Rosemont-Giromagny, Delle, Florimont, Montreux, Grand-villars, Rougemont), de Morimont, Seigneurie d'Altkirch, Baronnie de Brunstatt, Seigneurie de Thann (bailliages de Burnhaupt. et Trauhach), Seigneurie d'Issenheim, Seigneurie de Delle.

Le comté de Ferrette crée sous les carolingiens, dépend ensuite du second royaume de Bourgogne, avant d'être réuni à l'Alsace, en 1032, après la mort de Rodolphe III, dernier roi de Bourgogne. Le comté de Ferrette devient une partie du Sundgau.

Maison de Mousson

Vers le milieu du XI siècle, Henri III, fils de Conrad II, constitue au nord de la Bourgogne un état comprenant Montbéliard, Ferrette et Altkirch qu'il donne à Louis de Mousson (mort en 1065), comte de Bar, gendre du duc de Lorraine par mariage avec Sophie de Lorraine.

.Louis de Mousson ( ?- 1065)

.Thierry Ier (1045 - 1105), comte de Montbéliard, de Bar, de Mousson, d'Altkirch et du comté de Ferrette.

Fils du précédent.

Thierry épouse en 1065 Ermentrude de Bourgogne, fille de Guillaume Ier de Bourgogne et d'Étiennette de qui il a :

-Thierry II de Montbéliard, (1081 - 1163), comte de Montbéliard,

-Louis, qui part en croisade, revient en 1102 et est assassiné en 1103, -Frédéric Ier -Renaud Ier de Bar (1090 - 1150), comte de Bar et seigneur de Mousson,

-Étienne de Bar (? - 1162), évêque de Metz,

-Guillaume, mort avant 1105,

-Hugues, cité en 1105, probablement religieux, car il ne bénéficie pas du partage des possessions de son père,

-Gunthilde, (? - 1331), abbesse de Biblisheim, -Agnès (1082/1087- 1176), comtesse de Langenstein ou Langstein (Pierre-percée) et de Salm.

.Frédéric Ier ( ?-1160), comte de Ferrette et d’Altkirch de 1125 à 1160

Les deux fils de Thierry Ier gouvernent ensemble l'héritage. En 1125 ils partagent leur domaine. Frédéric Ier prend le titre de comte de Ferrette et Thierry II celui de comte de Montbéliard. Le pays de Belfort se trouve dans le comté de Montbéliard et sert de frontières avec le domaine de Ferrette. Le domaine de Frédéric Ier de Ferrette comprend une grande partie de Sundgau, Il épouse en premières noces en 1111 Petrissa ou Pierrette de Zähringen (? - 1115), fille de Bertold II, duc de Zähringen et de Souabe, et d'Agnès de Rheinfelden, fille de Rodolphe de Rheinfelden, puis en secondes noces Étiennette ou Stéphanie de Vaudémont, (? - 1160/88), fille de Gérard Ier, comte de Vaudémont, et d'Hedwige d'Eguisheim. Après le décès de son beau-frère, Hugues Ier de Vaudémont, il hérite d'une partie des terres d'Eguisheim. Il participe activement au gouvernement de l'Empire.

.Louis ( ?-1190), comte de Ferrette et d’une partie d’Eguisheim de 1160 à 1190

Fils du précédent. Il accompagne l’empereur Frédéric Barberousse à la troisième croisade au cour de laquelle il décède.

.Ulrich 1er, comte de Ferrette et de Sogren de 1190 à 1197

Assassiné par le comte palatin Othon de Bourgogne. .Frédéric II, comte de Ferrette et de Sogren de 1197 à 1233 Fils de Louis et donc petit-fils de Frédéric Ier de Ferrette ; il a deux fils Ulrich et Louis.

.Ulrich II, comte de Ferrette et de Sogren de 1233 à 1275, Landvogt d’Alsace

Fils du précédent.

Ulrich se voit confier le Landvogt ou bailliage d'Alsace par le jeune empereur Frédéric II. Ce titre le place presque à égalité du Landgraf car il ne dépend pas de lui. Des tensions s'élèvent en ce XIII° siècle entre les comtes de Montbéliard et ceux de Ferrette pourtant parents. La cause en est la mauvaise délimitation des deux territoires du côté de Belfort où le comte de Montbéliard fait élever un château à Delle, en réponse à celui de Ferrette. Il faut l'intervention du cardinal Conrad d'Urach, beau-frère de Frédéric II, pour aplanir les difficultés et convenir d'un traité d'alliance le 15 mai 1226 symbolisé par le mariage de Thierry III de Montbéliard avec Adélaïde de Ferrette. Les deux parties décident aussi que Frédéric abandonne au comte de Montbéliard le château de Montfort (bâti sur la colline de la Miotte à Belfort) et l'avouerie de Delle. Cette querelle à peine réglée une autre s'élève avec l'évêque de Strasbourg, Berthold Ier de Teck, parent lui aussi des comtes de Ferrette par la maison de Zähringen. Ce prélat veut reprendre ses biens dans la maison de Dabsbourg et se heurte aux refus de la maison de Lignange ; aussi il met le siège devant Eguisheim s'attirant par la-même la colère des comtes de Ferrette qui ont des biens dans cette ville. Alors que la guerre fait rage l'évêque s'avance jusqu'à Vieux-Breisach. Le comte de Ferrette est mis en déroute. Le 15 janvier 1271 le comte Ulrich, avec l'accord de son fils Théobald vend à l'évêque de Bâle : "l'église, le château et la ville de Ferrette, le château de Sogren, Blochmont, Lœwenbourg, Mœrsperg, Liebstein, le château et la ville d'Altkirch, Ammertzwiler, Spechbach, Hohennach, Wineck, la courtine de Cernay et ses attenances tant au-dessus qu'au-dessous de la ville, avec ses juridictions et districts et tous les droits, de même que ses vassaux et ministériels, ainsi que les courtines de Dirlinsdorf, de Bouxwiller, de Riespach, d'Altkirch avec les mairies qui en dépendent ; Spechbach, Ammertzwiler, Burnhaupt, Schweighausen, les villes de Thann et de Dannemarie, avec les hommes, les avoueries, les mairies, les vignes, les champs, les prés, les pâturages, les forêts, les eaux et cours d'eau, les moulins, les étangs, les lieux cultivés et incultes, les districts, honneurs, juridictions et toutes les dépendances quelconques et droits de propriétés appartenant au vendeur, de quelle nature qu'ils soient, excepté le château de Schœnenberg et la courtine d'Ilfurt, pour la somme de 850 marcs d'argent, et que lui et son fils Théobald reprennent aussitôt ces biens en fief de l'église de Bâle, lui promettant solennellement que ni lui ni ses successeurs n'aliéneraient ces domaines en sorte de prejudicier à l'église de Bâle, sous peine d'excommunication". Il devient ainsi le vassal de l’évêque de Bâle.

.Thiébaut/Theobald, comte de Ferrette de 1275 à 1315

Fils du précédent.

Esprit guerrier, Il connaît beaucoup de déboires. Il prend parti pour Adolphe de Nassau dans la guerre qui l'oppose à Rodolphe de Habsbourg pour l’obtention du trône impérial. .Ulrich III ( ?- 1324) comte de Ferrette et seigneur de Rougemont et de Belfort de 1315 à 1324 Il reçoit en dot, de son épouse Jeanne de Montbéliard, les seigneuries de Rougemont et de Belfort. A défaut d'héritier mâle, c'est sa fille Jeanne qui lui succède à la tête du comté en 1324 ; c'est la fin des comtes de Ferrette et l'entrée du Sundgau dans les possessions des Habsbourg..

Maison de Habsbourg

.Jeanne (1301-1351) comtesse de Ferette de 1324 à 1351

Au décès du comte Ulrich III, sa fille Jeanne en hérite ; elle épouse Albert II d'Autriche, petit-fils de l’empereur Rodolphe de Habsbourg ; ils partent habiter à Vienne d’où il gouverne le comté.

Maximilien de Habsbourg qui épouse en 1477 Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire, est descendant de Jeanne de Ferrette, comté dont il porte le titre et qui reste porté par ses successeurs.

Par le traité de Westphalie de 1648, les Habsbourg cède au roi Louis XIV le comté de Ferrette que le roi donne à son ministre le cardinal Mazarin en 1659.

b.seigneurie du Rosemont

Au XI° siècle a lieu la constitution de la seigneurie par Louis de Mousson, comte de Montbéliard. La seigneurie comporte les villages de Chaux, Giromagny, Grosmagny, Lachapelle-sous-Chaux, Lepuix-Gy, Rougegoutte, Sermamagny, Vescemont, Éloie, Essert, Évette-Salbert, Argiésans Banvillars et Urcerey. En 1333, la seigneurie passe au comté de Ferrette.

c. Ensisheim

Entourée de murailles, la petite agglomération d'Ensisheim est citée comme ville « pour la première fois en 1277 au moment où le roi Rodolphe de Habsbourg accorde le droit de fief aux bourgeois d'Ensisheim Devenus landgrafs de Haute-Alsace, les Habsbourg installent un bailli (Landvogt) dans la région et Ensisheim devient, avec le temps, un véritable centre administratif. En 1273, à la fin du grand interrègne, le landgraf Rodolphe de Habsbourg fait ériger une forteresse, le Kœnigsbourg, aujourd'hui disparue. Ensisheim se développe, notamment après le rattachement du comté de Ferrette aux possessions habsbourgeoises. En 1406 et 1415, Ensisheim reçoit la visite de Catherine d'Autriche, fille du duc Philippe de Bourgogne et se voit octroyer divers privilèges. À partir de 1431, le tribunal du langraviat est installé à Ensisheim qui devient le siège de tous les pays aux mains des Habsbourg, de Porrentruy en Suisse à Feldkirch dans le Tyrol, en passant par le Sundgau ferrettois, la seigneurie de Belfort, la seigneurie de Landser, le Brisgau et les Waldstädte, voire le Val de Villé. Engagé au duc de Bourgogne entre 1469 et 1474, Ensisheim reçoit la visite de Charles le Téméraire et devient, lors de son retour à l'Autriche, ville libre d'empire.

d.Seigneurie de Belfort

Maison de Montbéliard

Avec Héricourt, Belfort est partie intégrante du comté de Montbéliard tenu par les sires de Montfaucon. Au décès de Thierry III, dit « le Grand Baron », le comté de Montbéliard, tombe dans l’escarcelle de Renaud de Bourgogne par son mariage en 1282 avec Guillemette de Neufchâtel, seule héritière des biens de Thierry III. Renaud est fils d’Hugues III, sire de Salins, comte de Bourgogne par son mariage avec Alix de Méranie, fille d’Otton II, duc de Méranie, comte palatin de Bourgogne. Il est l’un des frères d’Othon IV comte palatin de Bourgogne. Renaud de Bourgogne et Guillemette de Neufchâtel ont un garçon et quatre filles :

-Othein, ou Othenin de Montbéliard, un garçon handicapé mental, décédé en 1339,

-Agnès (Agnès de Montbéliard), qui épouse Henri de Montfaucon. -Jeanne, qui épouse Ulrich III, comte de Ferrette, puis Rodolphe de Hesse, margrave de Bade, et en 3e noces, le comte Guillaume de Katzenellenbogen (elle décède en 1349). -

-Marguerite, qui épouse Guillaume d'Antigny, sire de Sainte-Croix.

-Alix, qui épouse Jean II de Chalon-Auxerre.

Ayant toujours besoin d'argent pour mener sa guerre contre l'Empereur Rodolphe Ier, il affranchit la ville de Belfort en 1307, moyennant 1000 livres ''estèvenantes'', somme qu'il avait exigée 24 ans plus tôt des bourgeois de Montbéliard. Le 1 septembre 1314, Renaud rédige un testament qui prévoit la succession de ses biens au profit de son épouse, mais elle décède quelques années plus tard. En 1321, peu avant sa mort, il modifie son testament ; ses biens iront cette fois au profit de ses enfants. Par ailleurs, Othenin, handicapé mental, sera mis sous tutelle en cas d'incapacité de celui-ci à lui succéder. Ce sera Hugues de Bourgogne, le plus jeune frère de Renaud, qui en sera le tuteur et devient pendant 5 ans le régent du comté. Car si cinq ans après le décès de Renaud, Othenin est toujours incapable de gérer les affaires du comté (ce qui fut le cas), alors, le patrimoine sera définitivement partagé entre les enfants, mais le comté de Montbéliard subviendra aux besoins de son fils jusqu'à la fin de ses jours. Othenin meurt 17 ans après son père. Au décès d'Hugues de Bourgogne vers 1330, Agnès, troisième fille de Renaud et mariée à Henri de Montfaucon hérite du comté de Montbéliard. Jeanne, l'aînée de l'hoirie, reçoit Belfort. C’est le début du démembrement du comté de Montbéliard, car Belfort tombe d'abord dans l'escarcelle des comtes de Ferrette, puis, vers 1360, dans le domaine autrichien des Habsbourg. Renault meurt en 1322, et toutes les dispositions testamentaires sont confirmées. Belfort doit échoir à Jeanne de Montbéliard, épouse du Comte de Ferrette Ulric III. Lors d’un premier partage, Belfort revient donc de facto, à Jeanne de Montbéliard. Mais son époux Ulrich III décède en 1324, et le couple ne laisse que des filles, dont l’aînée, Jeannette, qui épouse presque aussitôt le duc Albert II d’Autriche. Ce mariage unit le comté de Ferrette aux domaines alsaciens des Habsbourg. L’affaire se complique avec les remariages successifs de sa mère, Jeanne de Montbéliard, d’abord avec Rodolphe Hesse, margrave de Bade, puis avec Guillaume de Katzenellenbogen. Lors du partage définitif des biens de la Maison de Montbéliard par le traité de Granges en 1332, Jeanne qui règne depuis le décès de son époux sur le comté de Ferrette détient officiellement Belfort, Grandvillars, Héricourt, Rougemont ; le comté de Montbéliard se trouve donc démembré en deux parties. L’autre partie revient à Agnès, sa sœur cadette, la troisième fille de Renaud, qui a épousé Henri de Montfaucon (il deviendra comte de Mon en 1338 au décès de son beau-frère Othenin). Jeanne, qu'on appelait « la Dame de Belfort » meurt en 1350, mais ses remariages ont donné lieu à de nombreux enfants qui ont des droits, et les affaires qui concernent la succession de ses biens font l’objet de nombreuses chicanes ; l’écheveau s’avérer long et difficile à démêler. Finalement, ce n’est que vers 1360 que Belfort se trouve intégré définitivement dans l’ensemble des possessions des Habsbourg. Maison de Habsbourg Les Habsbourg détiennent le titre de Landgraf/comte de Haute-Alsace (Sundgau), et possèdent les baillages de Landser et d'Ensisheim, ainsi que des biens à Hirsingue, Seppois et Lutterbach. Les terres d'Alsace de Haute Alsace ou Sundgau et celles du Brisgau forment les Pays Antérieurs Autrichiens administrés depuis Ensisheim par le grand bailli ou Landvogt, assisté de conseillers choisis par les nobles locaux. Le Sundgau regroupe alors quatre bailliages : Landser, Thann, Altkirch et Ferrette. Cependant 135 localités sur les 351 de l'Alsace autrichienne sont administrées directement par leurs seigneurs qui les tiennent en fief des Habsbourg. Ces seigneurs-engagistes constituent une sorte d'élite au sein des quelques dizaines de familles nobles possessionnées dans le Sundgau. Pour avoir prêté de l'argent au duc d'Autriche, ils obtiennent "en gage" les revenus de villes ou de baillages Belfort est menacée par plusieurs invasions venues de France. En janvier 1365, les villes d'Empire décident que 400 soldats seront placés à Belfort. Les grandes compagnies conduites par Arnaud de Cervole parcourent l'Alsace du nord au sud et se retirent par la porte de Bourgogne. Quelques années plus tard, l'Alsace fait face aux menées d'Enguerran de Coucy qui cherche un territoire au détriment des ducs d'Autriche en alléguant des droits de succession. Les Habsbourg s'emparent d'Héricourt et se saisissent de la part de Belfort dévolue à la comtesse Adélaïde. En seconde noce, celle-ci a épousé le comte Walraf IV de Thierstein et s'attache à ses droits. Vers 1373, Belfort se trouve dans les mains d'Adélaïde et de Walraf qui se réclament de la suzeraineté lorraine. En 1374, des concentrations des troupes de "Welsches" aux abords de la ville, portent à croire que ce sont des renforts de Walraf. Pour le duc Léopold III, ce danger exige une réplique : commandés par le comte Rodolphe de Habsbourg-Lauffenburg, un parent du duc d'Autriche, les vassaux d'Alsace et de Brisgau, et leurs alliés bâlois et strasbourgeois pénètrent dans la Porte de Bourgogne. Leurs objectifs sont Florimont, Belfort et Héricourt. Belfort est prise en 1374, le comte Rodolphe assure l'occupation avec ses propres troupes dont le commandement est donné au noble Guillaume de Roppe. La situation reste confuse. L'automne suivant, de Coucy et ses routiers anglais reprennent l'Alsace du sud, Léopold se réfugie à Breisach. Belfort est reprise. En janvier, février 1376, les bandes anglaises refluent après avoir été défaites par les Confédérés suisses. La région de Belfort est totalement aux mains de la maison d'Autriche. Après la défaite habsbourgeoise à Sempach qui, le 13 juillet 1386, qui décime la noblesse sundgauvienne, les Suisses constituent une menace terrible aux portes du Sundgau. A la fin du XIVe siècle, le Sundgau est administré avec efficacité par Catherine de Bourgogne, fille du Duc de Bourgogne Philippe le Hardi, sœur de Jean sans Peur, née à Dijon en 1379 et épouse du duc Léopold III de Habsbourg, duc d’Autriche dont elle hérite à sa mort en 1406 ; son beau-frère Frédéric s’empare alors des territoires qu’elle a hérités de son mari ne lui laissant que les seigneuries de Belfort et de Rosemont jusqu'à sa mort en 1426. Alors que jusque-là le siège du gouvernement Habsbourg du Sundgau se trouvait à Ensisheim, elle s’installe à Belfort en 1415 et y reste jusqu’en 1423, date à partir de laquelle, en vertu d’un accord passé avec son beau-frère Frédéric, elle gouverne sous sa tutelle tout le Sundgau. Elle meurt à Gray en 1426. En 1427, Belfort fait face aux attaques du comte Thibaut VIII de Neufchâtel inspiré par le duc de Bourgogne Philippe le Bon. Depuis 1430, l'Autriche s'est alliée au roi de France contre le duc de Bourgogne Philippe le Bon; avant d'avoir pu entrer en campagne, les vassaux de Fréderic IV sont assaillis par l'armée d'Antoine de Vergy. Antoine de Vergy, fils de Jean III de Vergy et de Jeanne de Chalon, est passé du service du roi de France à celui du duc de Bourgogne qui le fait chevalier de la Toison d’or en 1430, et le nomme gouverneur de Bourgogne, de Champagne et de la Brie. En 1431 les Bourguignons parviennent à s'emparer de Belfort, mettant la ville à feu et à sang. En 1444 les "Armagnacs" ou "Ecorcheurs", menés par le dauphin, le futur Louis XI, battent les Confédérés suisses près de Bâle. Puis c'est au tour des Soleurois, bientôt appuyés par les Bâlois d'envahir le Sundgau de 1445 à 1446. En 1446 éclate la guerre des Six deniers. Les Suisses viennent soutenir leur alliée la ville de Mulhouse contre les Habsbourg. Le conflit s'achève en août 1468, mais l'année suivante, le duc d’Autriche, Sigismond de Habsbourg, à court d'argent, engage ses terres d'Alsace au duc de Bourgogne, Charles le Téméraire. Le grand bailli de celui-ci, Pierre de Hagenbach, rend paix et sécurité au pays, mais il se heurte aux villes et aux nobles. Aussi en 1474, lorsque le duc Sigismond d'Autriche rachète les terres engagées, Pierre de Hagenbach est pris et après un procès sommaire, décapité à Breisach. Son frère Etienne le venger en dévastant quelques villages de la Largue avec des troupes bourguignonnes. C’est le début des guerres de Bourgogne qui se termine certes par la mort en 1477 de Charles Téméraire mais aussi par le mariage la même année de sa fille unique Marie de Bourgogne au duc d’Autriche et futur empereur Maximilien de Habsbourg.

Possessionnés jusqu’alors dans le Sundgau alsacien, les Habsbourg possèdent désormais en plus le comté de Bourgogne ou Franche-Comté et estiment avoir hérité également du Duché de Bourgogne. Après la guerre de Souabe en 1499, l'hostilité entre Sundgauviens, loyaux sujets des Habsbourg et Suisses fait place à une certaine indifférence. Le Sundgau, malgré la proximité de Mulhouse et de Bâle, n'est pas touché par la Réforme et reste fidèle à la religion catholique de ses maîtres, les Habsbourg. Ferdinand I de Habsbourg, seigneur direct de Belfort, qui a succédé à son frère Charles-Quint comme empereur, décède en 1564. C'est son fils, Ferdinand, qui lui succède en Alsace. La peste sévissant à Ensisheim, il se fixe à Belfort. Bien que tant le Sundgau que le comté de Bourgogne soient des terres d’empire leur partage par Charles Quint, va leur donner des sorts momentanément différents ; en effet, le comté de Bourgogne ou Franche Comté est attribué au fils de Charles Quint, le roi d’Espagne Philippe II tandis que le Sundgau est attribué à son oncle Ferdinand Ier, frère de Charles Quint. En 1578, l'archiduc Ferdinand II décide de renforcer ce qu'il désigne comme la "frontière vers la Bourgogne". Il fait livrer des armes et des munitions au bailli de la ville. Ce n'est qu'en 1590 que le château dispose en permanence d'une garnison. Les préparatifs politiques commencent dans les années 1600. L'accession de Léopold V à l'évêché de Strasbourg annonce une sorte d'hégémonie habsbourgeoise sur toute l'Alsace. Lorsque son frère Ferdinand II succède à l'empereur Mathias en 1619, la réaction catholique entre dans la phase active. Les autorités autrichiennes se trouvent démunies face à l'irruption de Mansfed qui commande une armée pour le compte de l'Electeur de Brandebourg, chef des protestants. En 1622, grâce à des troupes locales, Belfort demeure en deuxième ligne, mais ses habitants participent à l'effort militaire. La ville est commandée par Ulric-Guillaume de Landenberg, qui remplace le baron Georges de Welsberg, bailli depuis 1605. En 1625, le baron de Tilly, qui commande une armée de Croates pour le compte de l'empereur, arrive à Belfort. Il se loge au château et répartit son armée dans les villages de la seigneurie, où règne bientôt la disette. Puis une grave épidémie de peste se propage dans la région, qui fait en 1628 de nombreuses victimes. En 1630, la Suède rentre en guerre aux côtés de la ligue protestante. En quelques mois l'armée du roi de Suède Gustave-Adolphe occupe le nord de l'Allemagne le 17 septembre 1631 à Breitenfeld. L’armée impériale est écrasée. Gustave Adolphe poursuit son avancée vers le sud, combattant à plusieurs reprises l’armée impériale reconstituée. Les pays sillonnés sont dévastés, les Suédois atteignant la Franconie, l’Alsace, la Lorraine et en particulier les Trois-Évêchés. En automne 1632, elle réduit les unes après les autres les places fortes autrichiennes. Belfort reçoit une garnison de 300 cavaliers ainsi que deux compagnies de fantassins. Le siège s'engage le 3 janvier 1633, mais la ville capitule deux jours plus tard, dans la confusion générale. Le Rhingrave la confie au colonel Loyen. Les habitants des campagnes, réduits à une extrême misère, à peu près nus et sans pain au cœur de l'hiver, font à l'envahisseur une guerre de partisans qui leur vaut d'atroces représailles. Pour des raisons politiques la ville est cédée au duc de Wurtemberg, une garnison montbéliardaise vient épauler les Suédois. Le duc de Féria qui commandait les Espagnols, au cours du siège du 29 octobre 1633 les déloge. Les Suédois reprennent la ville en mars 1634. En septembre 1634, Pierre Oriel, chef de partisans, sachant que Belfort est mal défendue, s'empare du gouverneur suédois de la ville et en tire rançon. La domination Habsbourg est apparemment rétablie, mais elle est assurée par les Lorrains. En 1635, l'attaque ordonnée par le duc de Rohan, commandant l'armée française échoue, par manque d'artillerie. La garnison lorraine continue à tenir Belfort qui défie Richelieu. Belfort a acquis une valeur symbolique en restant un bastion autrichien. Après la tentative du duc de Rohan, en mai 1635, la Suède cède toute la seigneurie de Belfort au comte de Montbéliard, en remboursement d'un prêt d'argent. Mais la cession ne peut avoir d’effet, car Belfort est réoccupée peu après par les Impériaux. Louis XIII en fait alors don à l'un de ses généraux, le comte Louis de la Suze avec mission de la reprendre. Le comte Louis de La Suze s’établit à Montbéliard, où il est le gouverneur. Il attend le moment favorable pour s'emparer de Belfort. Le 25 juin 1636, après plusieurs assauts le château capitule. Le lendemain, le comte de La Suze entre à Belfort à la tête de ses troupes. Belfort devient française de facto. Le comte de La Suze est le premier seigneur français de Belfort ; il meurt le 25 septembre 1636. Son fils aîné, Gaspard de Champagne, comte de la Suze et marquis de Normanville, prend le titre de seigneur de Belfort et de Delle. Au cours de l'année 1637, les Impériaux parviennent encore à se maintenir dans la plaine d'Alsace. En 1638, Bernard de Saxe Weimar, allié de la France, occupe Breisach. Il meurt en 1639, laissant l'Alsace au français. En 1645, le comte de la Suze épouse Henriette de Coligny, fille du maréchal de Châtillon, qu'il installe à Belfort. Sa sœur Anne épouse le prince Georges de Montbéliard.

Les traités de Westphalie de 1648 accordent à la France les possessions alsaciennes des Habsbourg d’Autriche. Le Sundgau va être annexé à la France.

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